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Horizon 2050 : défis et opportunités de l’identité basque

Sous le titre « L’identité basque face au XXIe siècle : objectif 2050 », une des sessions des Cours d’Été Transfrontaliers s’est tenue le 2 juillet à la Cité des Arts de Bayonne. Elle a mis en lumière les défis et opportunités de l’identité basque. Ce fut l’occasion de présenter les résultats d’une recherche menée par Eusko Ikaskuntza au cours des dernières années et, en même temps, de stimuler la réflexion dans la société.

Diversité de l’identité et défis d’avenir

Les participants ont souligné que l’identité basque se construit aujourd’hui dans un contexte de plus en plus divers. Ont été abordés des thèmes tels que les défis de la mondialisation, les migrations, la faible natalité ou la revitalisation de la langue basque. L’accent a également été mis sur l’importance de renforcer le sentiment communautaire et les valeurs sociocommunautaires — solidarité, égalité et coexistence.

Un programme dense et de nombreux intervenants

La journée a été inaugurée par Ana Urkiza, présidente d’Eusko Ikaskuntza, qui a présenté les objectifs et le contexte du cours. Ensuite, Patxi Juaristi (UPV/EHU) a expliqué le cadre du projet de recherche, partageant les clés du travail réalisé ces dernières années. La conférence principale du matin a été donnée par Francis Jaureguiberry (Université de Pau et des Pays de l’Adour – UPPA), intitulée « L’identité basque comme choix », proposant une vision renouvelée de la compréhension de l’identité.

Lors de la table ronde suivante, diverses perspectives se sont croisées. Jone Goirigolzarri (Université de Deusto) et J. Inazio Marko (UPV/EHU) ont abordé le thème Euskara et communauté, en soulignant le rôle de la langue pour renforcer le sentiment collectif. De son côté, Carmen Innerarity (Université Publique de Navarre) a analysé les opportunités et défis liés à la pluralité des compréhensions de l’identité, en proposant des pistes pour la cohésion sociale. Iñaki Zaldua (UPV/EHU) s’est penché sur les sentiments de perte et de minorité souvent associés à l’identité basque, tandis qu’Igor Ahedo (UPV/EHU, Parte Hartuz et Ehugune) a proposé des clés pour activer les absences ou les vides autour de l’identité. Enfin, Olatz Elexpuru (étudiante de l’UPV/EHU) a apporté le regard des jeunes, introduisant les visions et défis des nouvelles générations.

L’après-midi, Elena Casiriain (doctorante en anthropologie, EHU–UT2J, et membre du Conseil de Développement) et Paxkal Indo (président du Conseil de Développement) ont participé à un dialogue sur identité basque et territorialité. Un atelier participatif orienté vers l’avenir de l’identité a ensuite été organisé, et la journée s’est clôturée par la réflexion de l’écrivaine Itxaro Borda sur la transmission culturelle.

Des contributions de voix diverses

Selon Ana Urkiza, ce cours a servi à transmettre à la société les résultats du Congrès d’Eusko Ikaskuntza, en soulignant que la priorité des prochaines années sera la cohésion sociale et la construction de nouvelles communautés. Pour sa part, Francis Jaureguiberry a rappelé que l’identité basque ne repose pas uniquement sur la langue ou le lieu de naissance : « Être basque consiste, en grande partie, en la volonté de l’être et de se mobiliser », a-t-il affirmé. Itxaro Borda, quant à elle, a analysé depuis la culture l’évolution des identités et les tensions qu’elles génèrent, proposant un regard poétique comme voie pour les surmonter.

Une réflexion partagée

Le cours s’est terminé par un atelier participatif visant à dégager les clés pour construire l’identité basque à l’avenir. Les participants ont insisté sur la nécessité d’approfondir des valeurs communes — diversité, cohésion, coexistence — et ont souligné que le renforcement des relations entre territoires constitue une condition indispensable.