Toutes les nouvelles

Une communication scientifique inclusive pour rapprocher les STEM de la jeunesse

La Cité des Arts de Bayonne a accueilli le 1er juillet le Cours d'Été Transfrontalier « Effective Science Facilitation for Engaging Diverse Youth in STEM », une initiative organisée par l'EHU, l'Université de Bordeaux et l'Université de Galway, qui a réuni des chercheurs, des enseignants et des professionnels de la médiation scientifique afin de réfléchir à la manière de rapprocher les sciences d'une jeunesse toujours plus diverse.

L'objectif de cette formation était de fournir aux participants des outils leur permettant de communiquer les sciences de manière plus inclusive et de susciter des vocations scientifiques auprès des jeunes qui ont traditionnellement eu moins d'opportunités d'accéder à ce domaine.

Le cours reposait sur une idée essentielle : le travail scientifique ne s'arrête pas au laboratoire ; il implique également de savoir communiquer les connaissances et de les rendre accessibles à l'ensemble de la société. C'est ce qu'a souligné Maren Ortiz Zarragoitia, professeure à la Faculté des sciences et technologies de l'EHU, en rappelant que ce type de compétences trouve encore peu de place dans les cursus universitaires et que cette formation offrait précisément l'occasion de les développer. Elle a également mis en avant l'expérience acquise par l'Université de Galway grâce au programme Cell Explorers, développé depuis 2012 et devenu une référence internationale en matière de médiation scientifique inclusive, dont les méthodologies ont servi de base à une grande partie des contenus du cours.

Le programme Cell Explorers a d'ailleurs constitué l'un des principaux axes de la journée. Muriel Grenon, de l'Université de Galway, a expliqué que cette initiative forme des étudiants universitaires à interagir avec des enfants et des adolescents — en particulier ceux âgés de 10 à 13 ans — au travers d'activités scientifiques inclusives favorisant des échanges enrichissants avec les chercheurs. L'objectif est également d'atteindre les jeunes qui ont habituellement moins d'occasions de découvrir les sciences, afin qu'ils puissent s'y reconnaître et envisager un avenir dans les disciplines STEM. Comme elle l'a souligné, disposer de modèles de proximité peut faire toute la différence pour que de nombreux jeunes aient le sentiment que « la science est aussi faite pour eux ».

De son côté, Karen Gaudin, de l'Université de Bordeaux, a expliqué que ce Cours d'Été Transfrontalier avait pour objectif d'offrir aux participants une combinaison d'apports théoriques et d'activités pratiques consacrées à la communication scientifique. La formation a abordé des concepts tels que le capital scientifique — c'est-à-dire l'ensemble des expériences et des références qui influencent notre relation avec les sciences — et a montré comment concevoir des actions permettant aux enfants et aux jeunes de se sentir écoutés, de développer leur confiance en leurs capacités et de percevoir que les sciences peuvent également faire partie de leur avenir.

Tout au long de la journée, différents thèmes ont été abordés, notamment le capital scientifique, la psychologie de la participation, la création d'espaces STEM inclusifs, les compétences en communication et les techniques de facilitation, à travers des conférences et des ateliers animés par des spécialistes issus d'universités et de centres de recherche européens.

Ce Cours d'Été Transfrontalier a renforcé la collaboration entre les universités européennes et mis en lumière un défi commun : rendre les sciences plus accessibles, plus participatives et plus inclusives, afin de susciter des vocations scientifiques chez tous les jeunes, quels que soient leur contexte ou leur expérience préalable.